Parler dans sa langue : lingala, kikongo, français
Il y a des choses qu'on ne peut pas dire dans une langue apprise. Le mot juste existe, mais il est resté au pays. On tourne autour, on approxime, et l'essentiel reste dehors. Ici, vous pouvez parler en lingala, en kikongo ou en français — et changer de langue au milieu d'une phrase si c'est comme ça que ça vient.
Pourquoi la langue compte, en thérapie plus qu'ailleurs
La langue maternelle est celle dans laquelle on a appris à nommer la peur, la honte, la joie et le deuil. C'est aussi celle des berceuses, des proverbes et des histoires de famille. Quand on raconte une blessure ancienne dans une langue seconde, on la traduit deux fois : une fois pour être compris, une fois pour se protéger. Le récit devient plus propre — et plus lointain.
Travailler dans votre langue, c'est retirer cette couche. Le souvenir revient avec sa température d'origine. C'est parfois plus dur. C'est toujours plus rapide.
Ce que je propose
- Des séances menées entièrement en lingala, en kikongo ou en français, selon ce qui vous vient.
- Le passage d'une langue à l'autre en cours de séance, sans avoir à s'en excuser.
- Un travail qui tient compte de ce que la migration, l'exil ou la double appartenance font à une histoire de vie — sans en faire l'unique explication de ce que vous traversez.
- Aucun interprète, aucun tiers : ce que vous dites reste entre nous.
Mbote. [Paragraphe en lingala — à écrire par Juliette]
[Paragraphe en kikongo — à écrire par Juliette]
Comment se passe une première séance
On prend le temps de comprendre ce qui vous amène, ce que vous avez déjà tenté, et ce que vous voulez voir changer. Je ne prends pas de notes pendant que vous parlez. À la fin de l'heure, vous savez où on va.
Le cabinet se trouve au 8 rue de Bruxelles, Annexe Colisée, 14120 Mondeville, à quelques minutes de Caen. La séance dure une heure et coûte 80 €. Les séances à distance sont possibles : contactez-moi au préalable.