Je m'appelle Juliette Hébert — née Kamweji, psychologue. Avant d'être un titre, mon métier est une vocation : marcher un bout de chemin aux côtés de celles et ceux que la vie a rendus, un temps, plus fragiles. Je suis psychologue du développement et psychothérapeute, accompagnante holistique, et je travaille le corps et l'esprit comme un seul mouvement — car certaines libérations passent par leur propre chemin, dans leur singularité.
Mon chemin a commencé loin d'ici, et il a traversé des terres riches que la guerre n'a pas épargnées. J'ai connu, avant ce métier, une vie plus silencieuse — faite de recueillement, et d'une responsabilité tournée vers l'autre. J'en garde le goût du service, une certaine paix intérieure, et la certitude tranquille qu'on peut beaucoup perdre et rester debout, à condition de ne pas marcher seul.
J'ai obtenu un Master II de Psychologie du développement à l'Université Omar Bongo (2012). Mon mémoire portait sur un sujet qui ne m'a jamais quittée : l'impact du rejet sur l'état psychoaffectif des enfants de la rue — lui aussi salué d'une mention.
En France, j'ai poursuivi le chemin : un CAP AEPE (2018-2020), une formation aux thérapies brèves et à la TNI (2022), à l'hypnose rapide (CHN Nice, 2023), à l'hypnose directive et à un travail sur l'approche globale inspiré des pratiques traditionnelles (Psynapse, Paris).
Le 6 avril 2023, le Ministère français de l'Enseignement supérieur a reconnu l'équivalence de mes diplômes, me permettant d'exercer sous le titre de psychologue en France. C'est, pour moi, la reconnaissance d'un chemin entier.
Bien avant le cabinet, j'ai enseigné. J'ai accompagné l'alphabétisation et la lutte contre l'illettrisme, donné des cours de culture générale, et transmis ces savoir-être qui mènent, doucement, à l'autonomie.
Car je crois aux apprentissages qui ne passent pas toujours par l'école : ceux, informels, que la vie dépose au fil des jours et des rencontres ; et ceux, non-formels — ces programmes souples, taillés sur mesure pour les adultes et les parcours cabossés, au plus près des besoins réels. C'est souvent là, loin des notes et des certificats, que se rallume la confiance.
J'ai aussi porté des responsabilités d'intendance de communautés —, où l'on apprend la rigueur, le soin du détail et le sens du collectif. La maîtrise, là encore, comme le cadre nécessaire à toute réussite harmonieuse.
J'ai grandi professionnellement auprès de ceux qu'on n'écoute pas toujours : dans les Centres Arc-en-Ciel & Espoir, au Secours Catholique à Paris, au Foyer Odette Rabo à Caen, et au sein du FOSAD (2017-2019), avant d'ouvrir mon propre cabinet en libéral.
J'accompagne en particulier les femmes, les personnes exilées, les personnes endeuillées, les parents, et celles et ceux que marque un psychotraumatisme. Et si les mots vous manquent dans une langue, nous en trouverons une autre : je reçois aussi en lingala et en kikongo.
Et si un pardon vous pèse, ou qu'un sens vous échappe encore, vous trouverez ici une écoute paisible — et un sourire.